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Design et savoir libre

Par Louis-Olivier Brassard

L’économiste britannique John Maynard Keynes (1883-1936) observait avec perspicacité qu’il est plus facile d’expédier des recettes que des gâteaux et des biscuits. L’idée nous apparaît comme triviale – et pourtant, ce n’est pas ainsi que fonctionne l’économie industrielle d’aujourd’hui. Alastair Parvin soutient que nous avançons vers un monde dans lequel les recettes deviendront la chose la plus précieuse sur terre, et qu’elles devraient en même temps être gratuites.

[…]

Le design peut, en théorie, être partagé et distribué de la même manière que les recettes communiquent la nourriture1.

En partageant, en ramifiant et en modifiant de manière récursive les «recettes» par les voies collaboratives du numérique, nous ferons émerger non seulement de meilleures idées, mais participerons à la construction d’un monde plus durable et inclusif – pour tous.

Comme l’a noté Keynes, il y a plus de valeur dans la recette que dans le gâteau.


  1. Ratti, Carlo, et Matthew Claudel. « Open Source Gets Physical: How Digital Collaboration Technologies Became Tangible ». Dans Open-Source Architecture. New York, New York: Thames and Hudson, 2015. ↩︎